Savez-vous vraiment ce qu’est le changement?

Le changement permanentChanger…

La grande mode de l’époque…

Ou plutôt, parler de changements…

Pourtant, changer n’est pas nouveau, on peut même dire que c’est la seule constante de l’univers depuis sa création: il est en perpetuel changement.

Le changement c’est la vie. Dans la vie, rien n’est immobile. Une pierre, une montagne, ça change aussi. A notre échelle les changements sont peut-être minimes, voire invisibles, mais ils existent quand même.

On dit que le seul moment sans changement c’est la mort. En êtes vous si sûr?… Une fois mort, êtes-vous si certain(e) que plus rien ne change?

Notre corps se décompose: il change aussi.

A notre niveau sur terre, à notre échelle, la seule constante est que tout change tout le temps.

Nous même, on change en permanence. Entre le moment où j’ai commencé d’écrire cette phrase et le moment où je l’ai fini, je ne suis plus exactement le même. 🙂

D’ailleurs savez-vous que tous les 8 ans environ, la totalité des cellules de notre corps se régénère entièrement? Ce qui veut dire que rien qu’au niveau physique, nous sommes, jusqu’à nos cellules, une personne complètement différente de ce qu’on était il y a 8 ans… Le corps que l’on avait il y a 8 ans, n’existe plus du tout. Toutes nos cellules ont été renouvelées au moins une fois.

Dingue non?! 😉

 

Et pourtant, le changement on en fait tout un plat. C’est la chose la plus naturelle, et en même temps c’est ce qui peut engendrer le plus de résistances…

 

Refuser le changement c’est refuser la vie.

Changer c’est vivre, et vivre c’est changer

 

Maintenant, à un niveau moins philosophique, en ce qui concerne la personne, ses comportements, sa vision des choses, en général on considère les changements sous 2 types.


 

Les changements de type 1

Les changements de type 1 sont des modifications qui se font au niveau des éléments d’un système.

Ici, les apprentissages se font par l’effort et la volonté.

Typiquement ce sont des améliorations, on s’adapte. On va trouver des trucs pour changer nos habitudes, pour améliorer le quotidien.

Par exemple:

      • Organiser différement son emploi du temps (se réserver des plages horaires pour telle ou telle activité, débrancher son téléphone pendant un certain temps)
      • Se donner des trucs pour améliorer les relations (sourire, contact physique, appeler les gens par leur prénom, etc…)
      • Se fixer des étapes claires pour atteindre un objectif
      • Clarifier un objectif flou
      • Trouver des astuces pour mieux gérer/apprécier son temps (se focaliser sur ce qu’on a réussi, se remémorer les moments heureux…)
      • Etc…

 

Il n’y a pas à proprement parler de transformation des mentalités ou des modes de relation (même si comme conséquence des changements de type 1 les relations peuvent changer).

Les efforts menés permettent de s’adapter aux évolutions de l’environnement ou d’une situation. On va tout faire pour garder un certain équilibre autour d’une norme donnée. L’énergie déployée va faire en sorte ramener les choses à la norme dès que les changements deviennent difficilement supportables.

Du coup, si on n’intègre pas suffisamment rapidement et en profondeur ces changements, à la longue on a de très fortes chances de retourner à nos anciennes habitudes.

  •  En terme d’accompagnement, dans ce cas on va être plus dans le faire-faire, le conseil sur comment faire différemment et qu’est-ce que ça peut apporter de mieux.

 


Les changements de type 2

Ici c’est le système lui-même qui est modifié ou qui se modifie.

Les apprentissages se font de façon spontané, involontaires et intuitifs. On ré-interprète la réalité, on se re-crée une réalité.

Quelque part, les changements de type 2 sont les changements du changement.

On change le changement 🙂

Ces changements entraînent généralement des résistances de fond, car comme on fait évoluer notre système de référence, on va transformer en profondeur les mentalités et les comportements, et ça va entrainer des inconforts émotionnels (qui sont des excellents moteurs de résistance, et en même temps un très bon signal qui montre que l’on touche probablement un changement en profondeur).

L’oeil ou l’esprit ne pouvant pas se voir lui-même, faire ça seul est très difficile voire même impossible.

Ce genre de transformations est unique et personnelle et ne peut pas être transférée à d’autres:

Parler de mes expériences pourra peut-être donner envie aux autres de bouger, mais même si je dis comment j’y suis arrivé personnellement, quels blocages j’avais, quelles stratégies j’ai mises en place pour y arriver, quelles ressources internes j’ai utilisé… en bref, comment je m’y suis pris, ça ne va pas fondamentalement faire changer l’autre.

Chacun est tellement différent que même si 50 personnes ont la même problématique en apparence (un comportement qui les gêne; par exemple « procrastiner ») ils auront 50 façons et stratégies personnelles différentes pour arriver à intégrer ce changement.

C’est un changement profond, du point de vue que je me donne sur ce problème, qui va me faire évoluer.

A ce niveau-là, si au mieux on peut s’inspirer des stratégies d’autrui, elles ne sont de toutes façons pas duplicable tel quel.

Chacun va avoir sa propre façon de les modéliser et de les intégrer.

Et comme en général on n’a pas trop conscience de ce qui nous bloque à ce niveau, on a besoin de quelqu’un qui soit capable de nous faire miroir pour nous faire évoluer.

Ce type de changement ne peut pas être forcé. Il est spontané.

Autant je peux forcer quelqu’un à organiser son emploi du temps (type 1), autant je ne peux pas le forcer à m’apprécier, s’il me déteste (type 2).

  • En terme d’accompagnement, dans ce cas on va être plus sur une approche personnalisée en profondeur, où le changement se fait dans la relation avec quelqu’un capable de nous faire miroir neutre et bienveillant, et qui va nous aider à modifier la perception de notre réalité. (Pour aller plus loin)

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En parcourant le net j’ai vu un blog où la question suivante était posée: Pourquoi les auteurs de développement personnel ne parlent pas plus d’eux-meme ?

A la lumière de ces deux types de changement, je vous donnerai dans un prochain article, une des raisons qui fait que certains de ces auteurs parlent peu d’eux-même. (voir l’article)


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